Communiqué de la CGT AFP
Après trois réunions de négociations annuelles obligatoires (NAO), le constat est sans appel: la direction ferme la porte à toute
augmentation générale des salaires. Pour la CGT, c’est pourtant la revendication prioritaire. Alors que l’inflation, estimée à 3% désormais sur un an, continue de rogner notre pouvoir d’achat, les salariés méritent une reconnaissance collective de leurs efforts. Depuis des années, ils absorbent et subissent les restructurations, les gels de postes et une charge de travail toujours plus importante.
Le rapport Sextant est venu mettre des chiffres sur une réalité que chacun connaît au quotidien:
- 70 % des salariés travaillent en permanence dans l’urgence;
- près d’un salarié sur deux évoque un sous-effectif chronique;
- 43 % constatent une dégradation de leurs conditions de travail;
- un quart du personnel présente un risque élevé ou très élevé d’épuisement professionnel.
La CGT continue de défendre une augmentation générale pour tous. Mais la direction refuse d’aller dans cette direction, invoquant les incertitudes financières des années à venir: «En l’état actuel de nos projections financières, ce ne serait pas responsable », a affirmé le directeur général. Or, le PDG a déclaré lors du dernier Conseil d’administration de début octobre que le résultat net estimé serait positif de 1,7 M€, contre 1,4 M€ au budget et 0,8 M€ en 2025.
La CGT continue de défendre une augmentation générale pour tous. Mais la direction refuse d’aller dans cette direction, invoquant les incertitudes financières des années à venir. Or, selon le PDG, le résultat net de 2026 estimé serait positif de 1,7 M€, contre 1,4 M€ au budget et 0,8 M€ en 2025.
Nous n’admettons pas ce double discours ! Une augmentation générale reste la mesure la plus juste et la plus efficace pour reconnaître le travail de tous et toutes et compenser les pertes de pouvoir d’achat accumulées.
Nous appellerons les salariés, dans le cadre d’une intersyndicale, à se mobiliser lors d’une assemblée générale pour une augmentation générale des salaires et du barème des piges.
Si la direction reste pour le moment encore inflexible et exclut les augmentations générales, elle a ouvert la porte au moins au versement d’une éventuelle prime exceptionnelle collective. Après les réformes, les suppressions de postes, les départs non remplacés et les sacrifices constamment demandés au personnel, il n’est pas acceptable que les salariés repartent une fois de plus les mains vides.
Nous appellerons les salariés, dans le cadre d’une intersyndicale, à se mobiliser lors d’une assemblée générale pour une augmentation générale des salaires et du barème des piges.
La CGT insiste également sur le besoin d’une revalorisation des piges, notamment texte, indispensables au fonctionnement de nombreux services et bureaux; et sur celui de continuer à faire appel aux CDD pour renforcer des bureaux et services, sur les rotules depuis des mois à cause des sous-effectifs chroniques.
La prochaine réunion est prévue le 12 novembre. La direction devra alors sortir du flou et mettre des propositions concrètes sur la table.
Les efforts ont été collectifs, la reconnaissance doit l’être aussi.
Paris, le 9 octobre 2026.
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