Communiqué du SNJ-CGT de Radio France
La section SNJ-CGT de Radio France apporte son soutien aux journalistes de Mediapart, visé·es par des propos menaçants de Marine Le Pen après les révélations d’écrits antisémites attribués au président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Depuis l’Assemblée nationale, la cheffe des député·es RN a intimé aux salarié·es du journal « d’enfiler un costard en kevlar ».
Ces propos qui incitent à la violence sont d’une gravité extrême de la part d’une candidate à l’élection présidentielle.
Ces propos qui incitent à la violence sont d’une gravité extrême de la part d’une candidate à l’élection présidentielle. Marine Le Pen et, derrière elle, son parti, réaffirment leur mépris total de la liberté de la presse, pilier de l’État de droit, et de l’investigation, au service de l’intérêt général. Si le RN conteste les révélations de Mediapart , il peut le faire dans le cadre imposé par la loi. À travers cette déclaration violente, l’extrême-droite confirme être anti-républicaine et prête à tout pour piétiner les contre-pouvoirs. Nous ne l’acceptons pas. En attaquant Mediapart, et en jetant ses journalistes à la vindicte populaire, c’est la liberté de la presse qui est menacée.
En attaquant Mediapart, et en jetant ses journalistes à la vindicte populaire, c’est la liberté de la presse qui est menacée.
Depuis la radio publique, dont les missions et l’existence même sont régulièrement remises en cause par le RN et ses allié·es, dont les salarié·es ont déjà subi du cyberharcèlement de la part de l’extrême-droite, la section SNJ-CGT de Radio France témoigne sa solidarité avec les journalistes de Mediapart. Le SNJ-CGT de Radio France confirme également sa détermination à mener le combat contre la dédiabolisation médiatique d’un parti dont la violence, la haine de l’autre et de l’État de droit restent l’ADN.
Paris et régions, le 30 septembre 2026.
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