Plan social au « Républicain Lorrain »: nous n’avons pas crié «Champagne!»

0  -  Article mis à jour le 5 novembre 2026
Voici un communiqué du SNJ-CGT du Républicain Lorrain, publié à l’occasion de la conclusion des négociations sur le plan de départs visant 18% des effectifs de ce journal du groupe Crédit mutuel/EBRA. La section SNJ-CGT du Républicain Lorrain a refusé de signer l’accord proposé par la direction à l’intersyndicale.

Communiqué du SNJ-CGT du « Républicain Lorrain »

L’accord visant à faire partir 35 salariés du Républicain Lorrain, dont 20 de la rédaction, a été signé lundi matin par les délégués CFDT et Filpac. A la date exigée par la direction, qui s’est prêtée comme d’habitude au chantage pour parvenir à ses fins.

Le choc au SNJ-CGT n’est pour une fois pas venu des seules manières de la direction. Mais des autres syndicats qui ont renoncé dans la dernière ligne droite à informer et consulter les salariés sur le contenu de l’accord proposé.

Le choc au SNJ-CGT n’est pour une fois pas venu des seules manières de la direction. Mais des autres syndicats qui ont renoncé dans la dernière ligne droite à informer et consulter les salariés sur le contenu de l’accord proposé. Qui n’ont pas demandé à prolonger les négociations le temps de peaufiner l’accord, étudier les centaines de pages de documents enfin envoyés vendredi grâce à une motion d’injonction votée le 28 octobre par la CGT. D’autant plus incompréhensible que la Direction du travail elle-même les a invités à le faire.

Au contraire, Filpac et CFDT ont (vraiment) crié «Champagne!» à l’issue de la dernière séance de négociations, après avoir promis leur signature lundi 2 novembre au matin et surtout… avoir rythmé les suspensions de séance (réellement) des tubes de la Compagnie créole.

Fêter la suppression de 35 postes, pour le SNJ-CGT, c’est mépriser la souffrance des salariés qui resteront dans l’entreprise et s’angoissent face à la disparition de leur métier ou à leurs futures conditions de travail.

Fêter la suppression de 35 postes, pour le SNJ-CGT, c’est mépriser la souffrance des salariés qui resteront dans l’entreprise et s’angoissent face à la disparition de leur métier ou à leurs futures conditions de travail. La prime de 1.000 € bruts, calculée au prorata du temps de travail des salariés, promise par la direction pour le premier trimestre 2027 en cas d’accord, n’excuse rien. La direction qui se comporte comme un marchand de meubles, le SNJ favorable à l’accord «pour permettre aux gens de partir» mais qui «ne le signe pas s’il passe sans», ne justifient pas d’occulter les effets dévastateurs, pressentis par le cabinet Secafi, que ce plan risque d’avoir
sur l’entreprise.

Dès midi lundi, la DRH a fermé la messagerie professionnelle aux communications syndicales. Dès mardi elle a prêché la réorganisation dans les services concernés.

Dès midi lundi, la DRH a fermé la messagerie professionnelle aux communications syndicales. Dès mardi elle a prêché la réorganisation dans les services concernés. Mais pas de panique! Tout cela est approuvé par des organisations syndicales qui assurent même aux récalcitrants du SNJ-CGT avoir sauvé la peau de l’entreprise par leur décision!

Dans les prochains jours, les salariés aux postes visés vont être sollicités par la direction pour faire connaître leur volonté ou non de «se repositionner». Ceux qui ne souhaitent pas partir doivent le signaler clairement. S’ils ressentent des pressions au départ, il faut sans attendre contacter les élus. De même si leurs conditions de travail se dégradent, outre «remercier» les syndicats signataires de l’accord, chacun peut nous alerter. Nous serons toujours là pour défendre tous les salariés de l’entreprise. Sans champagne.

Woippy, le 3 novembre 2026.

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