Communiqué de la CGT
La Confédération syndicale internationale (CSI) vient de publier l’édition 2026 de son Indice annuel sur le respect des droits dans le monde. Depuis sa création en 2014, il classe les différents pays du monde en six grandes catégories: de celle des «violations sporadiques des droits» (1), à celle dans laquelle «les droits ne sont pas garantis du fait de l’effondrement de l’État de droit» (5+).
Indéniablement, l’état du monde s’est fortement dégradé: violations de la liberté d’expression (+5 points), attaques violentes contre les travailleurs (+6 points), atteintes portées aux libertés publiques (+3 points), «dont une augmentation spectaculaire du nombre d’arrestations et de détentions de travailleurs et de leurs représentants.»
Indéniablement, l’état du monde s’est fortement dégradé: violations de la liberté d’expression (+5 points), attaques violentes contre les travailleurs (+6 points), atteintes portées aux libertés publiques (+3 points), «dont une augmentation spectaculaire du nombre d’arrestations et de détentions de travailleurs et de leurs représentants.»
Un «coup d’État des milliardaires» contre une démocratie gravement en danger
L’Europe et le continent américain confirment toujours plus leur recul déjà enregistré l’an dernier, là où l’extrême droite n’a de cesse d’avancer. En cause: hausse des profits, absence de taxation des plus riches, dégradation du niveau de vie, concentration des richesses et du pouvoir. Partout, les travailleur·euses sont réduit·es au silence, à grand renfort de criminalisation, de répressions, de violations des droits syndicaux et de grève.
Depuis 2018, la France figurait dans la catégorie des «violations réitérées des droits» (2). En 2026, elle dégringole en «violations régulières des droits» (3), son plus bas classement depuis la création de l’Indice, rejoignant la liste des pays qui ont vu leur situation se détériorer significativement cette année, l’Albanie, l’Argentine et le Panama, «en raison du large éventail d’atteintes dont sont victimes les travailleurs et les syndicats».
Selon la CSI, depuis les grèves de 2023, «plus de 1 000 militant·es de la Confédération générale du travail (CGT) ont été victimes de la répression de l’Etat et des employeurs, ainsi que d’une vague d’attaques violentes perpétrées par des groupes d’extrême droite.»
Selon la CSI, depuis les grèves de 2023, «plus de 1 000 militant·es de la Confédération générale du travail (CGT) ont été victimes de la répression de l’Etat et des employeurs, ainsi que d’une vague d’attaques violentes perpétrées par des groupes d’extrême droite.»
Ainsi, «licenciements et représailles visant des travailleurs qui mènent des activités syndicales», locaux syndicaux visés, menaces de morts à l’encontre des militant·es, «projets de réforme législative visant à affaiblir les protections en matière de grève», ou encore agressions violentes de la part de l’extrême droite, figurent au nombre des constats relevés en France par cet Indice 2026.
En outre, la double mise en examen de la Secrétaire générale Sophie Binet, la cinquième visant un.e dirigeant·e confédéral·e de la CGT, illustre «une tendance grandement inquiétante en France de représailles judiciaires visant des militants syndicaux.»
A l’heure où l’extrême droite se situe plus que jamais aux portes du pouvoir, c’est là la dernière occasion pour le gouvernement d’agir, afin de faire en sorte d’éviter le pire.
Montreuil, le 1er juin 2026.
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